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Ski : faut-il souscrire une assurance spéficique ?

par La rédaction - le 02/02/2017

La saison des sports d’hivers a commencé. Une assurance spécifique est-elle nécessaire pour profiter en toute sécurité des joies d’un séjour à la montagne ?

184 euros l’évacuation au bas des pistes en traineau, 1938 euros par hélicoptère : ces coûts moyens d’intervention sur les pistes de ski ont de quoi faire réfléchir les vacanciers sur l’opportunité de souscrire une assurance spéciale ski.

Ce réflexe s’avère-t-il toujours judicieux dans la mesure où les vacanciers disposent déjà de nombreuses garanties via leur contrat multi risque habitation, leur carte de paiement, voire leur assurance auto ? Rien n’est moins sûr. Et même si le coût de ces assurances généralement souscrits en même temps que le forfait de remontées mécanique est faible – environ 20 euros par personne et par semaine -, mieux vaut éviter les doublons.

Des niveaux de garanties variables pour les accidents

Assistance sur les pistes, rapatriement, frais médicaux : ces garanties sont généralement comprises dans l’assurance habitation. Il en est de même pour les contrats d’assurance inclues dans les cartes bancaires Visa et Mastercard, à la condition que le forfait de ski ou la location des skis ait été réglé avec la carte bancaire en question. Mais attention, généralement ces garanties sont limitées à un accident sur les pistes de ski. Seules les cartes hautes gamme, comme les cartes Gold Mastercard, Platinum Mastercard, World Elite Mastercard, par exemple, couvrent les frais de recherche en montagne et les frais de secours en cas d’accident hors piste mais à la condition que l’assuré ait été accompagné par un moniteur ou un guide diplômé.

En cas d’accident et de rapatriement, l’assuré doit également vérifier que ses frais de séjour, de cours de ski de forfait de remontées mécaniques et de location de matériel de ski lui seront remboursés. Là encore, les cartes haut de gamme comme Visa Premier, Visa Plarineum, ou Visa Infinite, par exemple, proposent ces garanties. Ainsi le porteur d’une carte Platinum est remboursé à hauteur de 300 euros pour un forfait de remontées d’une durée inférieure à 3 jours et à hauteur de 800 euros pour les forfaits d’une durée supérieure.

Penser aux autres risques

La revue des garanties ne doit pas se limiter à la couverture accident et maladie. Il faut également penser à la responsabilité civile pouvant incomber à l’assuré en raison des dommages matériels ou corporels causés aux tiers.Si cette garantie est présente dans l’assurance habitation, une carte bancaire très haut de gamme peut prévoir une indemnisation jusqu’à 300 000 euros et plus par événement pour couvrir les conséquences pécuniaires de cette responsabilité civile.

Autre aléa à envisager : la nécessité de devoir annuler le séjour lui-même en raison d’un impératif professionnel par exemple. A la clé des frais de locations, réservation de matériel, de forfait. Là encore, une carte bancaire haut de gamme couvre ces risques si le voyage a été réglé au moyen de cette carte. Ces garanties peuvent couvrir d’autres dommages comme le bris des skis et des chaussures personnels par exemple ou offrir des plafonds de garanties plus importants.

Certains contrats vont encore plus loin et proposent de garantir contre le risque de manque de neige, c’est le cas notamment des certains bailleurs voire des cartes bancaires de prestige comme la carte visa Infinite. Les plafonds en sont généralement élevés puisqu’ils peuvent aller jusqu’à 8.000 euros avec une franchise raisonnable fixée en moyenne à 10 ou 20% du montant du séjour. Cependant, cette garantie est à relativiser car elle est généralement réservée aux stations de ski les plus hautes (plus de 1200 mètres d’altitude), soit les moins concernées par ce phénomène. En outre, elle ne se déclenche qu’en présence d’un pourcentage élevé des pistes fermées, et sont limitées dans le temps – de la fin du mois de décembre au début du mois d’avril – ce qui les rend, en pratique, très difficiles à déclencher.

 

La rédaction

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